Portrait

Jean Imbert fait la promotion de la gastronomie québécoise

  • 30 avril 2019
  • min

Jean Imbert fait la promotion de la gastronomie québécoise

Jean Imbert a été choisi par QuébecOriginal, l’office de promotion touristique du Québec à l’étranger, pour vanter la Belle Province comme destination gastronomique dans une web-série.

Le choix peut paraître surprenant au premier abord : en trois épisodes documentaires Jean Imbert parcourt le Québec à la rencontre des producteurs et de quelques chefs qui mettent en lumière les produits du terroir. Contrairement aux Etats-Unis, pays dans lequel le chef a fait quelques tentatives d’ouverture de restaurant et pour lequel il voue une véritable passion de longue date, son intérêt pour le Canada a débuté lors d’un voyage initiatique en 2017, à la découverte de la Gaspésie. Et puis, au fil du visionnage de ce périple gourmand intitulé « La quête des saveurs », on se laisse convaincre. Tournée en septembre 2018, cette web-série fait partie d’une campagne digitale diffusée sur les réseaux sociaux et YouTube pour « donner le goût de venir au Québec ».

Echanger avec des gens qui savent cuisiner

« Je n’arrive plus à me dire que je dois aller quelque part sans savoir ce que je vais manger. Au Québec, je me sens bien du fait que je vais bien manger. » Ici, ce sont les régions de Charlevoix, Cantons-de-l’Est et Montréal qui sont mises à l’honneur. Au fil des images, on voit Jean Imbert rencontrer de nombreux producteurs mais aussi quelques chefs comme Simon Mathys (Manitoba), Francis Wolf ou encore Emile Tremblay et Sylvain Dervieux (Faux Bergers, Baie-Saint-Paul). « Je ne me suis pas mis dans la posture du chef français qui arrive avec ma toque mais je suis venu dans l’idée d’échanger entre des gens qui savent cuisiner. »

Les restaurants d’auteur du Québec

Si le Québec n’est pas une destination couverte par le Michelin, le Français y note l’importance de restaurants d’auteur. « La cuisine québécoise est créative dans sa simplicité. On est à l’opposé du très grand restaurant, c’est très brutal, instinctif et surtout moderne. Il y a une vraie énergie et recherche d’expérience. Les plats sont très personnels avec des techniques de cuisson incroyables. »

Rabioles et concombres citrons

« La rencontre dont il retiendra un de ses meilleurs souvenirs ? Celle avec le producteur Jean Martin, devenu un proche. « Son potager est incroyable et exceptionnel. C’est un professionnel de la permaculture et je l’ai même fait venir en France dans le cadre d’un projet d’ouverture d’une ferme. » C’est d’ailleurs dans son jardin que l’ancien Top Chef français a découvert les rabioles, ces navets juteux avec des fanes. Il s’est aussi délecté d’un autre légume, « un concombre rond qui a le même visuel qu’un citron. Il est archi-croquant avec peu de graines ! » Sa table coup de cœur reste le Manoir Hovey, un Relais&Château à North Hatley, « un endroit authentique, près d’un lac où j’ai dégusté de bons pancakes. Ce que j’aime là-bas, c’est l’étendue et être perdu. »

Une forte identité culinaire

En tout cas, l’ancien Jean Imbert en est convaincu : « Il y a quelque chose qui se passe à Montréal. Les producteurs livrent ici directement aux chefs. Ils se connaissent par leurs prénoms. Ils ont vraiment de l’avance sur les circuits-courts. Ce voyage m’a conforté dans l’idée que sur cette planète il y a des gens qui veulent s’approprier un terroir. » Pour les chefs français qui aimeraient s’y installer, il vante une approche des Québécois sans barrières, l’originalité des restaurants et le travail très intéressant des professionnels valoriser leur identité culinaire. Et quand on demande s’il serait intéressé pour s’implanter au pays de l’Erable, il répond plutôt que l’énergie qui y règne en cuisine lui fait penser à ce qu’il pourrait faire en Bretagne, « car c’est de là-bas que je suis, cela fait partie de mon histoire. »

Crédit photo : Anaïs Digonnet

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