Tendance et Innovation

5 conseils pour ouvrir son restaurant au Québec

  • 12 février 2019
  • 15min

Préparer ses cartes de visite

« Se créer un réseau pour trouver les bons partenaires et prestataires constitue un préalable à toute création d’entreprise au Canada » souligne Mathilde Bellanger, de la CCI. Alors, même les restaurateurs doivent pour se faire connaître par ce biais afin de développer leur affaire. S’ils peuvent participer à des événements organisés par leurs fournisseurs, rencontrer d’autres membres du secteur de l’hospitalité via des syndicats ou associations, ils ne doivent pas oublier de se créer une carte de visite, outil indispensable pour participer à ce genre d’événements. Ces soirées de « réseautage » peuvent aussi être l’occasion de démarcher les organisateurs afin de leur proposer d’organiser les prochaines dans votre restaurant.

Avoir un approvisionnement régulier

« Il y a beaucoup de restaurant dans la Province », prévient Tony Priftakis, à la tête des 9 succursales du Buffet des Continents au Québec. « Il faut donc que les produits soient bons et uniques. Si on ne veut pas changer sa carte tous les mois ou selon les saisons, il faut aussi bien penser à la disponibilité et donc à l’approvisionnement tout au long de l’année. Cela demande parfois beaucoup de recherche de trouver de bons fournisseurs, notamment avec le long hiver que nous avons. »

Prévoir de bonnes portions dans les assiettes

« Je conseille toujours aux Français qui veulent monter un restaurant à Québec de passer une semaine à Montréal et d’aller manger dans plusieurs endroits, avant pour s’imprégner des habitudes culturelles », prévient Mathilde Bellanger, responsable du service d’appui aux entreprises pour la Chambre de Commerce et d’Industrie Française au Canada. « Ici, les plats sont toujours très copieux car à l’issue du repas, il est toujours laisser aux clients la possibilité de repartir avec les restes dans des boîtes. »

Tester le BYOW

Au Québec, il existe un droit au bouchon appelé le BYOW (Bring Your Own Wine). En clair, le restaurateur autorise ses clients à apporter leurs propres bouteilles de vin. Le plus ? Pas de négociations longues avec les importateurs et distributeurs dans un pays où tout es très réglementé, pas d’embauche d’un sommelier à prévoir et pas de réassort à gérer. Le moins ? Vous ne pouvez alors pas faire de marges sur la partie boisson comme c’est le cas en France et vous ne pouvez pas comptez sur votre carte des boissons pour communiquer et attirer du monde dans votre restaurant. 

Fixer des règles relatives à l’attribution des pourboires

Au sein du restaurant Chic-Alors à Québec, Hugues Philippin, le patron de l’établissement, forme ses salariés aussi bien en salle qu’en cuisine. « Souvent, nous embauchons des étudiants pour qui c’est un travail temporaire, ils font cela pendant leurs études. On les forme aux deux postes. En Amérique du Nord, le pourboire est une partie intégrante de la rémunération. Au Canada, le salaire minimum c’est 12 dollars de l’heure et les pourboires sont hyper importants, certains vivent de cela. Il peut constituer les deux tiers du revenu par apport au salaire de base. » Concrètement, le restaurateur regroupe les pourboires pendant une période de deux semaines, les salariés étant payés à la quinzaine au Québec. « Ensuite, ils sont redistribués à tous les employés qui ont travaillé pendant cette quinzaine, au prorata des heures qu’ils ont fait. Cela nous permet de donner entre 10 et 12% de salaire supplémentaire que celui de base. »

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